CANNES 2022. Men explore la masculinité toxique sous l'angle du folk horror

Après avoir officié en tant que scénariste pour Danny Boyle notamment (28 jours plus tard et Sunshine), Alex Garland se lance dans la réalisation avec les deux opus science-fictionnels Ex machina (2014) et Annihilation (2017) qui précèdent Men, présenté à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes.

Hantée par la disparition de son mari, Harper (Jessie Buckley) décide de s'offrir une parenthèse dans une maison néogothique isolée en pleine campagne anglaise. Le décor est planté et les codes de la folk horror vont se déployer crescendo à travers une symbolique judéo-chrétienne assumée, parfois un peu trop appuyée. Dans une version païenne, Midsommar de Ari Aster, est aussi un excellent film d'horreur psychologique.
 
Harper - une nouvelle Eve incarnant le péché originel - rencontre une multitude de personnages masculins dans le village voisin. Du pasteur au barman en passant par le sale gosse et le policeman, tous ont un comportement plus ou moins toxique qui fait monter graduellement un sentiment d'oppression jusqu'au final horrifique surprenant.

Parabole inventive des violences patriarcales, Men impressionne par ses audaces visuelles, soutenues par une musique sacrée médiévale revisitée par le duo Ben Salisbury et Geoff Barrow (ex-batteur de Portishead).



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