L'émergence de l'autofiction en BD dans les années 1990 a largement contribué à la création de nombreux autoportraits. Et c'est la diversité des formes prises par l'exercice qui impressionne.
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| © Hergé |
Premier autoportrait intéressant avec Hergé qui est à la fois une mise en abyme
et une inversion du rapport créateur/créature en se mettant en scène en
marionnette de Tintin qui dessine son personnage. Les frontières de l'identité
sont brouillées.
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| Dédale T.1 © Cornelius |
Après avoir contemplé son reflet dans un grille-pain, Charles Burns dessine son
autoportrait à son insu. "Ça m'a pris du temps avant de me rendre compte que j'étais en train de
dessiner un autoportrait", et sur la page suivante "Je suis un alien compressé, assis à une autre table, dans un autre monde". Ici, l'autoportrait comporte une bonne dose d'inconscient.
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| L’Artiste de la famille © Les Rêveurs |
Manu Larcenet exhibe un double autoportrait de l'artiste-fou et de
l'artiste-star. Il se définit donc identitairement non pas comme il se perçoit
lui-même mais comme il est perçu par son entourage.
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| Moi ce que j'aime c'est les monstres © Monsieur Toussaint Louverture |
Emil Ferris choisit elle aussi la mise en abyme en se représentant en tant que
dessinatrice dessinant son alter ego de BD qui dessine elle-même l'artiste. Soit
4 personnages pour exprimer une identité plurielle.
Et pour approfondir le sujet, l'article de Catherine Mao, L'artiste de bande dessinée et son miroir : l'autoportrait détourné.





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